Désencombrer quand on est sentimental. Comment lâcher sans culpabilité - Maisonnette by Alice
- Apr 22
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Désencombrer, trier, jeter quand on est sentimental : comment lâcher sans culpabilité
Il y a des objets qu'on garde depuis des années sans jamais les utiliser. Et pourtant, les jeter semble impossible. Ce n'est pas de la paresse, ni du désordre. C'est de l'attachement. Et l'attachement, ça se respecte.
C'est le sujet le plus délicat que je rencontre dans mon travail de home organizer. Et aussi le plus humain.
Il n'existe pas de méthode miracle
Je vais vous dire quelque chose qu'on ne vous dit pas souvent : il n'y a pas de méthode toute faite pour désencombrer les objets sentimentaux. Chaque personne est différente, chaque histoire est différente, chaque étape de vie est différente.
J'ai accompagné des personnes qui venaient de perdre un proche
certaines après un an, d'autres après cinq ans. Certaines voulaient aller vite, d'autres avaient besoin de temps. Mon rôle n'est pas d'imposer un rythme. C'est d'avancer au leur.
La méthode des deux vitesses
Ce que j'ai appris au fil des années, c'est qu'on peut travailler en deux temps. On commence par passer en revue tout ce qui doit être trié. Certains objets vont vite on sait instinctivement qu'on n'en a plus besoin. D'autres résistent. Et c'est tout à fait normal.
Pour les objets qui résistent, je pose des questions simples : Qu'est-ce que cet objet vous apporte aujourd'hui ? Quand l'avez-vous utilisé pour la dernière fois ? À quelle fréquence ? Parfois, ces questions créent un déclic. On réalise qu'on ne garde pas l'objet pour ce qu'il est, mais pour ce qu'il représente.
Ce qu'on garde vraiment, c'est le souvenir
Les gens se projettent dans leurs objets. On garde une vieille veste parce qu'elle rappelle quelqu'un. Un meuble parce qu'il vient de la maison de famille. Une boîte de lettres parce qu'elles racontent une époque.
Mais le souvenir, ce n'est pas l'objet. C'est vous qui le portez. L'objet n'est qu'un support.
Une astuce que je propose souvent de photographier l'objet avant de s'en séparer. On garde une trace visuelle, qui prend infiniment moins de place. Et souvent, une fois la photo prise, le lâcher-prise vient plus naturellement.
Mon histoire personnelle
Je ne parle pas de ce sujet uniquement en tant que professionnelle. Je le connais de l'intérieur.
Après la mort de mon père, à l'âge de 17 ans, j'ai gardé énormément de choses. Tout me semblait important. Mais petit à petit, j'ai senti que cet encombrement pesait sur ma vie, sur ma charge mentale, sur mon énergie.
Alors j'ai mis dans des caisses tout ce qui m'encombrait, et je me suis donné un an. Un an pour voir si j'allais replonger dedans. Je n'y suis pas retournée.
Et j'ai compris que je n'en avais plus besoin.
Ces objets ont aujourd'hui une seconde vie ailleurs. Et moi, j'ai retrouvé de l'espace pas seulement dans ma maison, mais aussi dans ma tête.
Désencombrer, ce n'est pas oublier
Se séparer d'un objet ne signifie pas trahir un souvenir ou tourner le dos au passé. Ça signifie choisir de vivre pleinement aujourd'hui, avec ce qui compte vraiment.
Et si vous ne savez pas par où commencer, je suis là pour vous accompagner, à votre rythme, sans jugement.


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